2016 : une année de 360 jours

2016 : une année de 360 jours

Au Moyen Age, les banquiers de Lombardie calculent le taux d’intérêt sur la base de 360 jours  et non de 365 jours. C’est de cette raison historique  que vient l’appellation année lombarde pour les banques d’aujourd’hui qui appliquent cette formule. 

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Dans la pratique, le mode de calcul est plus facile, car 360 jours résultent de 12 mois multipliés par 30 jours en moyenne. Il paraît qu’à partir de 2016,  cette pratique va être généralisée au niveau de toutes les institutions financières. Ce serait plus facile et plus rapide de calculer les mensualités d’un crédit immobilier à partir de 2016.

Pourquoi appelle-t-on l’année 2016 : année lombarde ?

L’année 2016 est prise comme point de départ pour généraliser l’étonnante méthode de calcul des intérêts sur les crédits immobiliers. Désormais, la base de calcul est de 360 jours au lieu de 365. La facture des clients va futilement augmenter. En outre, il a été concocté que certains services  vont devenir payant en 2016, à savoir le compte courant va être facturé à partir du 1èr janvier 2016. Ces banques se justifient en évoquant les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre les risques frauduleux. 

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Finalement, 2016 est classifiée comme année lombarde du fait que tous les prix des services chez les institutions financières vont léser les clients en leur faveur. C’était ce qui se passait il y a très longtemps, au Moyen Age.

Quels avantages cela donne-t-il aux banquiers ?

L’année lombarde représente 30 jours tout rond par mois, tandis que pour l’année normale de 365 jours, un mois est constitué en moyenne 30,42 jours. Avec l’année lombarde, le dénominateur est donc plus petit, et ceci accroît les intérêts journaliers que l’emprunteur doit à la banque. En outre, le calcul est simplifié  et si le client n’est pas avisé, il ne constaterait pas la différence, alors que la banque amasse des avantages au fur à mesure que le montant du prêt  s’accroit. Le droit en vigueur interdit l’utilisation de l’année lombarde. Si le client est conscient de la mauvaise intention et intente la justice, la banque devrait appliquer le taux zéro si le client remporte le gain de cause. Cette fois-ci, c’est le tour de l’emprunteur  de réaliser une économie consistante au détriment de la banque.